En France, un enfant sur cinq serait en surpoids, dont 3 à 4% d’obèses. Des chiffres stables avec le temps mais qui soulignent néanmoins l’importance de revoir la façon dont nous enseignons l’alimentation à nos enfants. 

Que ce soit sous la forme de moments partagés ou de recettes, l’éducation au goût et aux habitudes alimentaires commence avec les parents.

Toutefois, il semble que trop souvent les parents ratent le coche (manque de temps, d’argent, d’envie) et transmettent une éducation lacunaire.

Et si toute une génération d’enfants se construisait actuellement sur des bases alimentaires fragiles ? C’est le postulat posé par l’Association Santé Environnement France (ASEF) qui après une enquête sur plus de 900 écoliers français a permis d’établir les constats suivants : les enfants ne boivent pas assez d’eau, utilisent trop d’assaisonnement, ne connaissent pas certains fruits ou légumes (87% ne savent pas ce qu’est une betterave) et ignorent parfois l’origine de leurs produits préférés (25% ne savent pas que les frites sont faites à partir de pommes de terre). 

Des résultats qui laissent songeur mais qui ne doivent pas désespérer les parents.

L’éducation alimentaire pouvant être modifiée en cours de route, voici quelques pistes pour inverser la tendance.

– Changer le rapport à la malbouffe. Les produits préparés, modifiés, font la joie des enfants mais ils stimulent le métabolisme et peuvent induire des comportements alimentaires addictifs. Selon 60 millions de consommateurs, nuggets, pizzas et céréales industrielles seraient les pires “bombes de graisse”. Bourrés de sucre et de gras, autant les éviter et expliquer à vos enfants pourquoi il est nécessaire de privilégier les « aliments sains » aux « aliments plaisir » ; l’excès de fructose étant, au passage, susceptible de participer au développement de l’obésité infantile. 

– Chasser les mauvaises habitudes. Pour les enfants, le corriger lorsque celui-ci ne prend pas le temps de manger, ne mâche pas ses aliments et expédie son assiette en un temps record. Pour les parents, c’est faire attention à bien respecter les proportions journalières recommandées, réduire au maximum les apports de sucre et de sel et à s’assurer qu’au moins un repas par jour est associé à un moment convivial et familial. 

– Responsabiliser son enfant. Une bonne pratique consiste à emmener son enfant avec soi faire les courses ou bien lui expliquer comment se cuisine tel produit. L’idée ici étant de le sensibiliser et de l’aider à développer son esprit critique vis-à-vis des grands enjeux liés à l’alimentation (d’où vient la viande ? comment les aliments sont-ils transportés ?). 

On le voit, il existe de nombreuses méthodes pour aider les enfants à acquérir de bonnes habitudes alimentaires et les rendre acteurs de leur propre alimentation. Ces dernières années, des organismes spécialisés ont été créés pour réfléchir à la question.

En Suisse par exemple, la Swiss Food Academy propose des ateliers interactifs, ludiques et pédagogiques pour enfants et adultes afin de promouvoir une bonne alimentation pour tous. Diverses activités sont ainsi proposées en partenariat avec des acteurs de l’alimentation (cantines, restaurants, écoles, collectivité locales) : initiation aux cinq sens, histoire de l’alimentation, transmission intergénérationnelle, l’association ne manque pas d’idées pour challenger les p’tits chefs à leur alimentation. 

Un peu de bon sens, de volonté et d’imagination, voilà qui devrait suffire à faire de nos enfants, des consommateurs responsables et informés.

Réponse dans une dizaine d’années…

Article écrit par Sandrine Doppler

Sources :

Blog de Sandrine Doppler

Association Santé Environnement France , enquête sur l’alimentation des enfants

Revue Médicale Suisse, les enjeux autour de l’alimentation de l’enfant

Chaire Unesco

Swiss Food Academy

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